Installation murale de photographies trouvées et effacées
Dimensions de l’installation variables
Titre extrait de : Hannah Arendt, “La crise de la culture” (titre original : « Between past and future »), essai sur “Le Concept d’histoire”, Gallimard, 1972 pour la traduction française
– Vues d’exposition à Paris Photo (1200 photographies, 2014), au Musée d’art moderne de Moscou (1500 photographies, 2015), au château Toulouse-Lautrec à Malromé (1000 photographies, 2022)
L’installation emprunte son titre à une citation d’Hannah Arendt (1906-1975), qui distingue dans son ouvrage deux temporalités : celle de l’homme et celle de l’univers. Par l’effacement partiel ou total de centaines de photographies trouvées et collectées à travers le monde (France, Allemagne, Russie, de 1890 à 1980), Laurent Pernot témoigne non seulement de la vulnérabilité des images, mais encore de la prévalence d’un temps cyclique sur le monde et les choses, un temps qui oscille inlassablement entre création et effacement, qui toujours métamorphose et contribue ainsi à l’évolution du vivant.
Des photos totalement effacées ne subsiste qu’une surface blanche, laiteuse et aussi vierge qu’un papier photosensible neuf. Mais d’autres permettent encore de distinguer des formes, des tâches ou fragments de corps, de paysages. L’ensemble apparait comme une constellation de souvenirs passés ou à imaginer, dans un mouvement suggéré par une installation en forme d’une vague, et où l’absence joue un rôle fondamental dans le processus de la mémoire.