Création vidéo & scénographie
Compagnie PIERRE GUILLOIS (LE FILS DU GRAND RESEAU)
Production(s) : Festival Dansfabrik – Le Quartz, Scène Nationale de Brest / La Maison du Théâtre de Brest Théâtre du Pays de Morlaix – Scène de territoire pour le Théâtre Théâtre de l’Aire Libre – Centre de production des paroles contemporaines de Saint-Jacques de la Lan
Durée: 1h10
Distribution : Écriture et interprétation Stéphanie Chêne
Mise en scène : Pierre Guillois
Lumières : Hervé Audibert
Costumes : Elsa Bourdin
Technique aérienne : Marc Bizet
Création son : Jérémie Kokot
Scénographie/vidéo : Laurent Pernot
Régie Générale de création: Manu Vidal
Construction agrès : Eloi Miehe – Atelier de la Voûte et Manu Vidal
Régie générale Johan Olivier
Régie son / vidéo : Jérémie Kokot
Stéphanie Chêne incarne ce récit saisissant, harnachée au milieu des sangles à l’image de ces longues journées figées, de ces mois d’attente dans le centre de rééducation pour grands blessés où elle fut soignée alors qu’elle avait 18 ans, suite à une chute de cheval.
Le spectateur assiste au paradoxe d’une interprète pleine de vigueur, qui joue de la fluidité de ses mouvements, de sa force, pour raconter le handicap et l’impuissance. Ainsi éclate sous nos yeux la vie qui bouillonne sous l’entrave, la jeunesse prisonnière dont la sublime volonté rivalise avec le miracle.
On écoute, on est saisi, on pleure. On entend le galop d’un cheval, le cri de la danseuse, et la fascinante puissance de la vie qui se déploie, envers et contre tout.
Il y a 20 ans, jeune danseuse, j’ai été victime d’un très grave accident qui aurait pu me coûter les jambes. Phénomène aussi absurde qu’invraisemblable : un cheval s’est couché sur moi, m’écrasant le bassin. Immobilisée durant des mois, dépossédée de mon corps, de mon intimité, cette expérience a fortement conditionné ma danse et mon rapport au monde. Ce texte est un voyage intime, une invitation à pousser la porte de l’hôpital, à plonger dans l’univers d’une personne dont l’univers s’est restreint à un lit. Stéphanie Chêne